Propos recueillis auprès de Monsieur Olivier SONDEREGGER, nouveau directeur de la FSPC et représentant des producteurs au sein de l’Information Suisse sur le Pain (ISP):
Comme d’autres acteurs incontournables de la branche, la FSPC est un sponsor important de notre Fête et contribue ainsi à son assise financière.


Le but premier de la Fédération est de représenter les intérêts des producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux dans les cadres économique et politique du pays. Elle regroupe actuellement environ 20'000 producteurs, qui cultivent plus de 190'000 hectares en 2008, dont 160'000 ha de céréales. A titre de comparaison, en 1990, la surface de céréales était de 210'000 hectares, soit une perte de 50'000 hectares de céréales (24%) en moins de 20 ans.
La production se répartit en 4 catégories de produits:
| 1. | les céréales panifiables - blé, seigle, épeautre servant à produire le pain 430'000 tonnes par an, ce qui représente 95% des besoins suisses
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| 2. | les céréales fourragères - blé fourrager, orge, triticale, avoine, maïs grains servant à nourrir le bétail 600’000 tonnes par an, soit environ 70% des besoins du pays
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| 3. | les oléagineux - colza, tournesol et soja 75'000 tonnes par an, ce qui couvre 40% des besoins suisses
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| 4. | les protéagineux - pois, féverole et lupin 20’000 tonnes par an, soit seulement 15% de nos besoins |
Il est important de savoir que la Suisse produit des céréales de qualité supérieure, qui sont maintenant reconnues sur le plan mondial grâce notamment aux efforts consentis pendant des décennies dans la recherche et la sélection.
Le problème fondamental de cette branche est qu’il s’agit d’une production de masse (gros volumes) facilement transportable et stockable, avec peu de rentabilité (marge faible) et très peu de valeur ajoutée (la céréale nécessite de nombreuses étapes de transformation avant d’être proposée au consommateur); de ce fait, il existe un réel danger aujourd’hui de voir les surfaces cultivées se réduire encore plus vite que par le passé face à l’ouverture du marché national aux produits étrangers dont les coûts de production et les exigences en matière de protection de l’environnement sont très inférieurs aux nôtres.
La diminution des surfaces cultivées aurait un impact certain sur le paysage de nos campagnes et poserait le problème de l’approvisionnement national en céréales! A ce titre, les émeutes de la faim dans certaines régions du globe démontrent à quel point une certaine autonomie au niveau de l’approvisionnement en produit de base est importante pour la stabilité économique et politique d’un pays.
Les défis de la FSPC pour l’avenir immédiat sont clairs: d’une part, améliorer la rentabilité des exploitations en réduisant les coûts, ceci passant par le regroupement des terres et une optimisation de l’utilisation des machines, et d’autre part, augmenter la valeur ajoutée des produits régionaux et nationaux (politique de niches économiques).
Un modèle de niche réussie souvent cité comme exemple est celui de l’Association du Pain du Gros-de-Vaud, qui regroupe des producteurs de la région, le Moulin d’Echallens et la plupart des boulangers de la région qui ont accepté un cahier des charges précis et produisent selon une recette particulière le Pain du Gros-de-Vaud qui rencontre un franc succès auprès de la population. Vous pourrez d’ailleurs découvrir et apprécier le Pain du Gros-de-Vaud dans les cantines et caveaux de la Fête.
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Plus d’informations sur www.fspc.ch
Photos © Nicolas Repond - FSPC
Mai 2008
Stephen GYGER
© Fête du blé et du pain 2008. Tous droits réservés.