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Retour reportages10 questions au Président du bureau du conseil de la Fête du Blé et du Pain

 

Charles Favre

 

 

Quelle est la situation actuelle dans le cadre de l’organisation; les points forts et éventuellement les points faibles?

 

Il y a de cela 2½ ans, soit depuis le début de l’organisation de la FBP, l’avancée des travaux dans le temps a été planifiée.

 

A ce stade, le plan est parfaitement respecté, tant:

  • pour les chanteurs dont les progrès sont «audibles», au fil des répétitions
  • pour les figurants dépendant de la très bonne organisation de Benoît Roche
  • pour les différentes commissions où aucun retard ne m’est signalé.
Charles FAVRE

Président

 

Les points forts de cette organisation viennent du fait qu’elle est née de la volonté des gens qui ont fait la dernière fête, et que leur enthousiasme est naturel et s’amplifie mois après mois, créant ainsi un effet de dynamique qui fait que les différentes phases s’enchaînent avec aisance et spontanéité.

 

La dernière fête qui a eu lieu, il y donc 10 ans de cela, est assez proche pour avoir laissé l’expérience nécessaire aux gens qui étaient dans les commissions, avec des postes à responsabilité. Ils peuvent ainsi travailler sur des acquis et non devoir tout reprendre à zéro.

 

Non, je n’ai pas de soucis. Nous travaillons dans une bonne ambiance et je suis entouré de compétences diverses. Je sens maintenant poindre une certaine fébrilité ou impatience (appelez cela comme vous voulez), en ce sens que les personnes impliquées dans cette préparation ont maintenant l’envie de passer au stade de la réalisation, pour évidemment, transformer la répétition en spectacle, porter le costume, se produire devant la famille, etc… et ainsi vérifier la bonne marche de ce qui a été conçu et préparé.

 

Quelles sont les démarches en cours?

 

Chacun a travaillé dans son secteur. Nous sommes maintenant face à un grand puzzle et notre mission est de réunir les pièces.

 

Principalement durant le mois de juin il s’agira d’initier la démarche du travail en commun, afin que la «mayonnaise» prenne pour tout le monde.

 

La synthèse se fait par le comité de direction de l’organisation, auprès de qui les responsables font remonter l’information, d’où découlent les décisions et les appuis ou conseils si nécessaire.

 

Quels messages voulez-vous faire passer auprès du public?

 

Le message de base, de notre point de vue, est que la fête soit populaire dans le sens noble du terme, et s’adresse à tous les âges (enfants avec les animaux de la ferme par exemple).

Le spectacle doit refléter l’atmosphère du village, parler au cœur des gens et faire comprendre le sens du mot partage.

 

Etiez-vous impliqué dans l’organisation des fêtes précédentes?

 

Aucunement.

Le syndic d’Echallens m’a informé qu’une équipe désirait organiser à nouveau une fête et m’a sollicité pour en prendre la présidence. J’ai demandé une semaine de réflexion pour évaluer mes disponibilités et finalement accepté, pris par l’envie de retrouver celles et ceux qui font la vie de cette région, après m’en être éloigné. C’était également l’occasion d’être au cœur de la manifestation et de rendre à mon tour à ce village ce qu’il m’a donné.

 

Quelles sont les différences notables par rapport aux organisations précédentes (technique, coûts, sécurité...)?

 

Du point de vue du sponsoring ou disons en français de la recherche de fonds, nous avons dû faire preuve d’un plus grand professionnalisme, pour constituer des dossiers et trouver des arguments pour «vendre» l’image la fête.

 

La sécurité, du fait de l’évolution de la société est un point devenu plus sensible,  ce qui implique des mesures rigoureuses comme pour le montage des gradins, par exemple, et nous ne pouvons éluder la question relative à d’éventuelles déprédations.

 

Je citerai également comme différence un plus grand développement de l’animation au sein du village.

 

Des éléments sont-ils déjà pensés et conservés, en vue d’une FBP 2018?

 

La Fête doit être pérenne.

Pour cela, le premier élément voulu est notamment que la Fête prenne ses racines dans la région et non seulement dans le village. Pour ce faire, il importe de viser une dimension romande, de chercher des gens qui veulent bien y travailler, plus loin que dans le Gros-de-Vaud; pour pouvoir ainsi l’inscrire tout à la fois dans le patrimoine et dans le long terme. Le thème du spectacle 2008 est significatif dans ce sens, soit d’ouverture au monde.

 

Ensuite, il importe également de mettre en place une relève en valorisant les jeunes qui travaillent dans les commissions et qui seront les organisateurs de demain.

 

Les auteurs ont-ils toute liberté créatrice ou un cadre a-t-il été fixé?

 

Les auteurs ont de grandes libertés, mais pas toutes.

Nous avons rédigé un document au tout début de la Fête, fixant le cadre dans lequel devait se réaliser le spectacle. Je l’ai déjà dit, l’élément de base est que la Fête soit populaire où chacun puisse se sentir à l’aise.

Il faut qu’en sortant du spectacle, les gens puissent fredonner les airs entendus et que ces mêmes chansons soient reprises par les chorales ou individuellement.

Nous en avons discuté longuement avec les artistes, le spectacle ne doit pas seulement être quelque chose de rationnel ou d’intellectuel, il doit parler au cœur des gens.

 

La Fête est basée sur le travail des gens d’ici (récolte du blé et production du pain), pour être ensuite enrichie avec des contributions extérieures (voyages à travers le monde). Il y a là la logique des cercles concentriques, de l’intérieur vers l’extérieur avec l’apport de tous ceux qui partagent cet état d’esprit et veulent y participer.

 

Je rappelle que tout est basé sur le bénévolat, mais avec des artistes qui eux évidemment sont des professionnels ayant une grande expérience de ce genre d’approche.

 

Quelles dispositions sont-elles prises en regard d’une météo éventuellement capricieuse?

 

Notre préoccupation majeure a trait à la météo lors des 2 week-ends et pour prévenir un éventuel renvoi, nous avons envisagé des horaires de remplacement, mais ce problème est une difficulté rencontrée par tous les organisateurs de spectacles en plein air.

 

Comment intéresse-t-on des sponsors à ce genre de manifestation?

 

Pour les sponsors, la FBP donne une image de proximité pour leur clientèle, couplée avec la sympathie qu’engendre un tel spectacle. Cette manifestation est de niveau romand, je l’ai dit, destinée au tout public et il n’y a pas forcément de nombreux événements de ce type.

Les sponsors nous apportent certes un appui financier important, mais celui-ci est aussi sous forme de prestations, telles la fourniture de l’électricité, de moyens en logistique, un appui en personnel, … et très important, la mise à disposition d’infrastructures de communication.

 

Les sponsors bénéficieront d’un espace VIP. Pourquoi avoir créé un espace PME?

 

C’est une occasion pour les PME de pouvoir rencontrer leurs clients, remercier leur personnel à travers une manifestation éminemment originale, qui regroupe tout à la fois un cocktail dînatoire, une ambiance particulière, un lieu spécialement aménagé et un spectacle.

Telle opportunité, à saisir, est rarement offerte à une entreprise de taille moyenne.

 

Mai 2008
Philippe Moser